Nous nous sommes tous fait bernés.

Nous nous sommes tous fait bernés.

Aujourd’hui, c’est officiellement la journée sans viande. Pour tout vous dire, je ne savais même pas qu’une journée était consacré à cela, mais il se trouve que c’est le moment parfait pour vous annoncer un projet qui me trotte dans la tête depuis un long moment. Ce projet, c’est une série d’articles qui parlera du respect des animaux, et donc plus largement du véganisme. 

Véganisme : mode de vie alliant une alimentation exclusive par les végétaux (végétalisme) et le refus de consommer tout produit (vêtements, chaussures, cosmétiques, etc.) issu des animaux ou de leur exploitation.

Avant d’entrer dans le vif du sujet, je tiens à préciser une chose importante : je n’écris pas ces mots dans le but de faire culpabiliser qui que ce soit. J’ai été, comme vous peut-être, une grande consommatrice de produits animaux en tous genre. J’ai pris du plaisir à manger viande, poisson, et fromage. Je n’ai pas honte de le dire et d’avoir été qui j’étais. J’ai été, moi aussi, persuadée que cette manière de vivre était synonyme de plaisir et de convivialité. Enfin, je ne voyais pas en quoi aimer les animaux tout en continuant à les manger pouvait être incohérent. Une rupture a eu lieu à un moment de ma vie où je remettais tout en question. Et j’ai simplement pris le temps de regarder les choses sous un angle différent, avec plus de conscience et de franchise envers moi-même. 

 

• je ne suis pas différente de vous •

 

Si ce projet me tient à cœur, c’est parce je crois de tout mon être que nous pouvons tous nous reconnecter à notre sensibilité afin de porter un regard objectif sur ce qui nous entoure. Nous pouvons tous décider de retirer les œillères que nous a mis la société afin d’accéder à plus de conscience. N’ayons pas peur de changer de point de vue, de déplacer notre regard sur ce que nous croyons normal, acquis ou naturel. Je crois que c’est là toute la magie de l’humain : sa capacité à réfléchir et à évoluer. Et enfin, rappelons nous ceci : 

« L’homme est un être culturel par nature. » Edgar Morin, sociologue et philosophe français. 

En définitive, les seules choses qui relèvent de notre nature sont extrêmement basiques : respirer, boire, manger et se protéger du froid ou de la chaleur. Tout le reste relève uniquement de la culture, c’est à dire d’un apprentissage. La manière de s’exprimer, de penser, de manger ou d’agir est toujours le résultat d’une éducation. Nos habitudes et nos schémas sont certes bien ancrés, mais loin d’être impossibles à changer. 

De la même manière que nous avons été conditionnés à rester assis des heures devant des exercices de mathématiques à l’école, nous avons été conditionnés à manger des produits animaux depuis notre plus tendre enfance.  On nous a appris à considérer certains animaux comme étant de possibles amis, et d’autres comme étant mangeables et exploitables à l’infini. A force de persuasion, nous avons accepté l’idée selon laquelle il est normal que des milliards d’animaux soient tués et exploités pour notre plaisir gustatif personnel. Nous avons appris à  hiérarchiser, à manger, à accepter l’exploitation et la violence envers certains animaux parce que le monde entier à contribué à nous faire croire que cela était normal.

 

 

• les médias ne sont pas innocents, les animaux oui •

 

De plus en plus d’études montrent que la consommation de produits d’origine animale est étroitement liée aux maladies cardio-vasculaires, aux cancers, et aux maladies tels que l’ostéoporose par exemple. Cependant, ces informations ne sont clairement pas compatibles avec le besoin de profits financiers des grands groupes industriels. Savez-vous par exemple que les campagnes de publicités en faveur des produits laitiers sont entièrement financées par le CNIEL (Centre National Interprofessionnel de l’Economie Laitière) ?

Je ne vais sûrement rien vous apprendre en disant cela : les médias ne sont pas neutres. Ce n’est d’ailleurs pas dans leur intérêt de l’être puisque leur objectif premier est de convaincre pour vendre. Observez les publicités pour les yaourts, le lait, la viande… Toutes sont conçues dans le but de dédramatiser la souffrance animale afin de générer du profit. Dans le monde merveilleux du marketing, les poules dansent dans les poulaillers (tant elles sont heureuse de nous donner leurs œufs !), les vaches sont ravies de nous nourrir de leur lait (et elles le font pour notre bien !), et les poulets d’une célèbre marque célèbrent leur mort en dansant le french cancan (quelle joie de finir rôti au four !). Tout ceci est une façade et nous vivons dans une société en plein déni. 

 

 

 

 

• Nous nous sommes tous fait bernés •

 

Notre mode de consommation est simplement le fruit d’un marketing de masse extrêmement bien mené. Je vais vous faire une confidence, et je m’excuse d’avance si votre ego va mal le vivre (c’est complètement normal, je suis passée par là aussi) : nous nous sommes tous fait bernés. Vous. Moi. Tout le monde. Nous avons été manipulés par des médias qui ont intelligemment su rendre indispensable l’utilisation des produits animaux. Ils ont contribué à nous faire oublier que les animaux sont des êtres sensibles qui ne demandent qu’à vivre pour eux-même. A votre avis, pourquoi n’apposent-on pas de photos du joli petit veau sur votre barquette de viande à blanquette ? Simplement parce qu’il y a une réelle volonté de déculpabiliser le consommateur (il pourrait se sentir coupable de manger une si belle créature de sang froid alors qu’il ne possède même pas l’instinct de la tuer).

De la même manière que nous aimons vivre notre vie, les animaux aiment vivre la leur. Observez votre chat, votre chien : n’est-il pas heureux de vivre sa vie ? Sont-ils si différents d’une vache ou d’un cochon ? De la même manière que nous apprécions notre liberté et que nous en avons besoin pour être bien dans nos têtes, ils en ont besoin aussi. De la même manière que nous produisons du lait pour notre progéniture, ils produisent le leur pour nourrir leurs bébés. Ils ne nous doivent rien, et nous n’avons rien à exiger d’eux. Nos chers médias nous ont pourtant fait croire le contraire (ils sont intelligents les bougres !). Avez-vous envie de les croire ? Pardonnez-moi, je vais reformuler ma question. Vos habitudes alimentaires (symboles de convivialité et de plaisir depuis toujours) ne vous poussent-elles pas à refuser de voir la réalité par peur de devoir changer tout ce que vous connaissiez jusqu’à présent ? 

 

 

 

• nous détenons un pouvoir immense : l’empathie • 

 

Puisque le fait d’exploiter et de manger des animaux relève de notre culture et de l’influence des médias, cela signifie que nous avons le pouvoir de remettre cela en question. De le faire de la même manière que nous avons remis en question la soi-disante supériorité des hommes sur les femmes, des blancs sur les noirs, etc. Nous pouvons choisir de poser un regard bienveillant envers tous les êtres incroyables de ce monde ou bien refouler notre sensibilité et continuer de croire que certains méritent de mourir pour le simple plaisir des autres. Nous avons le devoir de ne pas accepter que des animaux souffrent pour le simple plaisir que nous procure un steak-frites.

 

Nous avons le choix de perpétuer les schémas archaïques de pensée

ou bien d’en créer de nouveau pour accéder à plus d’empathie

 

Considérer les animaux comme des êtres inférieurs c’est finalement s’octroyer le droit de les considérer comme une propriété, une source de revenus ou même un divertissement. Nous sommes conditionnés à penser que nous avons le droit de disposer librement de leurs corps et de décider de leur vie, de leur mort. Nous n’avons d’ailleurs aucun mal à considérer certains animaux comme  de merveilleux compagnons dotés de sensibilité (chien, chat, cheval, etc), sans nous questionner sur la sensibilité et les possibles relations que nous pourrions avoir avec les autres (vaches, cochons, poules, moutons, etc). Nous hiérarchisons les animaux selon l’importance qu’ils ont dans nos vies, et surtout, selon nos intérêts personnels. Nous avons de l’intérêt à garder notre sensibilité de coté lorsqu’il s’agit des animaux que nous mangeons, tout comme nous avons de l’intérêt à aimer et à choyer celui qui nous fait la fête lorsque nous rentrons du travail. 

 

 

Et si on changeait, ensemble, là, maintenant ? 

 

 

 

 

– SOURCES –

Journalisme et médias sous contrôle, Natacha Polony (vidéo Youtube)

L’impact de la consommation de viande rouge, Inserm.

Iamvegantv – Page Facebook

Impact de la viande sur les humains, les animaux et l’environnement, Viande-Info

Usines à corps-usine, Boucherie Abolition (vidéo Youtube)

Ouvrons les yeux sur l’élevage et les abattoirs, L214

Espace média, Peta



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